Hausse des tarifs de l’électricité EDF

Alors que ces dernières années avaient vu le prix de l’énergie baissé, 2017 et 2018 consacrent une remontée des prix. Dans sa dernière sortie, la Commission de régulation de l’énergie a en effet prescrit une hausse des tarifs EDF en 2018. Cette dernière atteindrait une moyenne estimée à 0,7 % sans taxe. Si cette élévation des coûts est liée aux certificats d’énergie, elle apparaît cependant comme une surprise pour plusieurs foyers.

Hausse des tarifs EDF : Un timing inattendu

C’est généralement en août que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) se réunit pour analyser la situation énergétique du pays et proposer des amendements. Cette année pourtant, cette dernière s’est tenue en avance pour statuer sur la situation. Même si le gouvernement a trois mois pour s’y opposer, cette augmentation du prix de l’électricité trouve son fondement dans une loi adoptée récemment qui veut mettre un terme à l’utilisation des hydrocarbures.

Cette dernière amende la manière de calculer le transport de l’électricité et implique une révision des coûts. Ainsi le poste des Certificats d’économies d’énergies (CEE) directement liées à cette loi a vu son coût grimper de manière significative. Pour y faire face, le régulateur était obligé d’intervenir.

30 millions de personnes touchées

La hausse des tarifs EDF en 2018 touchera tout le monde. Les ménages devraient voir leur facture être revalorisée de 0,4 pour ceux ayant un abonnement aux tarifs « heures pleines-heures creuses » tandis que les personnes abonnées au tarif de base devront débourser +1,4 % de plus. Enfin, ce sont les petits professionnels qui paieront le prix fort avec un surcoût allant de +1,2 % à + 1,9 %.

L’évolution du prix électricité 2018 sera de +0,7 % des tarifs réglementés pour les tarifs bleus résidentiels. Elle devrait atteindre +1,6 % pour les tarifs bleus professionnels et +1,2 % pour les tarifs jaunes. Ce dernier concerne la Corse et les tarifs « bleus + », localisés dans les ZNI sauf les consommateurs corses raccordés en Basse Tension dont la puissance à la souscription est supérieure à 36 kVA. Enfin, elle sera de +1,0 % pour les tarifs verts qui sont des usagers alimentés en HTA ayant une puissance supérieure à 36 kVA.

Les obligations publiques d’EDF en cause

Pour avoir un tarif réglementé, le régulateur dans son calcul étudie les dépenses commerciales et publiques consenties par EDF pour remplir ces promesses concernant l’économie d’énergie de ces clients. Des aides financières comme la prime au changement de chaudière aux aides matérielles telles que la distribution d’ampoules LED gratuites, ces dépenses doivent figurer dans le calcul. De plus, des études de la CRE montrent qu’EDF devra doubler ces efforts en termes d’économies d’énergie.

L’augmentation de l’électricité est aussi justifiée par les investissements que devra réaliser EDF pour sécuriser ses centrales nucléaires avec la remise aux normes des infrastructures. Ces dernières ont en effet été revues à la hausse suite à la catastrophe de Fukushima qui a eu lieu en 2011 au Japon.

De nombreuses hausses sont à prévoir dans les années à venir. Cela va permettre au réseau public de distribution considérer comme vieillissant d’être réfectionné. Enfin à savoir que des études montrent que l’augmentation devrait atteindre 100 % à l’horizon 2023.

Des solutions alternatives pour pallier à la hausse des tarifs EDF

Des mesures radicales ont été prises en faveur de l’autoconsommation.

Grâce à l’autoconsommation les kwh produit ne viennent pas du réseau ENEDIS. Il ne sont donc pas soumis aux hausses intempestives. En effet le prix du kwh produit en autoconsommation restera constant sur toute la durée de vie de vos panneaux. (en moyenne durée de vie estimée à 30 ans)